Une vie mortelle née d’une pensée · Obstinée et insensée par nature · 45 / 102
Wu Tao Yuan · Une personne d'avant vient visiter l'après

Sur le chemin des champs, récolter de grosses racines de lotus ; des couettes en cornes embrassent la colline. Pierre et battoir s'affairent à laver le linge, le erhu s'élève.
Une louche de bouillie d'abricot répand son parfum ; le vin doux apaise les replis du ventre. Emprunter la lune pour animer les ombres chinoises ; le pont champêtre est frais.
Éclaircissements —
Couettes en cornes : petites tresses nouées des deux côtés du sommet de la tête, comme des cornes.
Pierre et battoir [zhēn chǔ] : pierre à battre le linge et battoir.
Le caractère 曲 se lit ici qū.
*Ce texte est une œuvre originale. Toute republication doit mentionner son auteur, Guang Zhi Shiyi. Toute atteinte aux droits, dès qu’elle sera constatée, entraînera des poursuites. L’illustration provient d’Internet ; ses droits appartiennent à son artiste d’origine, Yichui Wuyue.