← Une vie mortelle née d’une pensée
Sommaire

Une vie mortelle née d’une pensée · Obstinée et insensée par nature · 17 / 102

Chang Xiang Si · Un amour d'une vie à l'autre

Chang Xiang Si · Un amour d'une vie à l'autre · Illustration

La robe rouge s'élance, la robe bleue s'élance. Vers le gué où l'on s'égare, dix mille li de détours ; les clochettes des chameaux ne supportent pas de trahir.

Ramper la nuit, ramper le jour. Fouler au loin la frontière, le vent pleure en silence ; amour et haine sont enfouis dans des ruines souillées.

Encore

Le sable jaune se prolonge, les empreintes se prolongent. Jusqu'au désir, devenir immortels célestes ; tous deux, emprunter les oies sauvages pour revenir.

La lune s'incurve, le ciel est bleu, si bleu. Deux mèches de cheveux noirs coupées enlacent le lien des vies passées ; se rencontrer est difficile, se quitter plus encore.

*Ce texte est une œuvre originale. Toute republication doit mentionner son auteur, Guang Zhi Shiyi. Toute atteinte aux droits, dès qu’elle sera constatée, entraînera des poursuites. L’illustration provient d’Internet ; ses droits appartiennent à son artiste d’origine, Yichui Wuyue.